Bénévolat et volontariat, pour aller vers les métiers de l’humanitaire

Avion © Ricky-Fotolia

Richard Diot, coordinateur du Pôle information de l’institut Bioforce qui propose des formations aux métiers de l’humanitaire reconnues par les ONG. Interview.

Quels sont les profils recherchés par les ONG ?
Aujourd’hui, les ONG cherchent des spécialistes et des gens expérimentés : agronome, médecin, spécialiste de la micro finance, logisticien, psychologue, éducateur spécialisé, travailleurs sociaux, ingénieur hydraulique…

Il faut aussi maîtriser une ou plusieurs langues étrangères, avoir une forte capacité d’adaptation et une culture générale et géopolitique. Des compétences de formateur sont toujours appréciées. Bref, des profils plutôt complexes et atypiques, entre professionnel et militant, voyageur et réaliste, spécialisé et s’adaptant facilement.

Quand on est ni médecin ni ingénieur, une expérience de bénévolat ou de volontariat peut-elle aider à travailler dans l’humanitaire ?

Tout à fait, le bénévolat et le volontariat permettent aux profils généralistes (Science Po, Master en relations internationales, droit international…) de prouver leur engagement, de découvrir le monde associatif, d’acquérir des compétences et d’intégrer le réseau. Ils participent à la création de l’expérience indispensable à un professionnel de l’humanitaire. 

Peut-on être engagé par une ONG directement après une formation ?
L’expérience est primordiale pour être salarié d’une ONG, il ne suffit pas d’avoir une formation. D’ailleurs, Bioforce est un institut de formation professionnelle, donc nos stagiaires ont déjà une expérience professionnelle et ont déjà réalisé des actions à l’international. Nous dispensons aussi une formation initiale, pour laquelle c’est une succession de stage en entreprise et d’expériences humanitaires qui forgent les compétences des stagiaires.

Les candidats aux formations aux métiers de l’humanitaire sont-ils nombreux ?

Ils sont en augmentation constante, la preuve est l’apparition depuis 10 ans d’une multitude de masters et l’arrivée des écoles de commerce « option humanitaire » sur le terrain de la formation.

Le marché de l’emploi solidaire est-il bouché ?
Non, mais il faut être patient et construire son parcours du bénévolat au salariat et du national à l’international. Il faut aussi savoir que les ONG envoient de moins en moins de personnel expatrié, préférant les recrutements nationaux. Les besoins dépendent aussi des événements planétaires. Enfin, il ne faut pas se focaliser sur les plus grosses ONG françaises (Médecins du monde, Action contre la faim, Handicap International…), mais s’ouvrir sur la diversité du secteur.

Que diriez-vous à un jeune pour le motiver, afin qu’il s’engage dans l’humanitaire ?

De partir hors contexte humanitaire et emploi, de se frotter aux réalités du monde (chantiers jeunes, SVE, service civique, bénévolat ou simplement « en sac à dos ») et de développer une compétence spécifique valable en France et à l’international. Je lui dirais aussi de consulter le site www.portail-solidarite.org où il trouvera les présentations des secteurs d’intervention, les statuts et les sites emploi.

                                               

Louise Deschamps

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Questions-Réponses

De combien de temps faut-il disposer pour faire du volontariat ?

La durée d’engagement varie en fonction des ONG et des types d’actions qu’elles mènent. La durée moyenne des contrats de volontariat est de un ou deux ans. Des ONG proposent des missions plus courtes (1 semaine à 1 mois). Il s’agit le plus souvent de missions d’urgence, qui font appel à du personnel expérimenté et qualifié.

Bénévolat - Volontariat

Quels sont les critères de sélection des organismes de solidarité ?

L’expérience associative, les voyages et de bonnes bases en informatique et en anglais sont toujours appréciés. Les ONG attendent aussi des volontaires une forte motivation, des compétences professionnelles (vous devez apporter quelque chose aux partenaires ou aux bénéficiaires sur place), un esprit d'engagement et un bon équilibre psychologique.

Bénévolat - Volontariat

Le volontaire est-il payé ?

Le contrat de volontariat signé entre l’association et le volontaire n’est pas un contrat de travail, le volontaire ne perçoit donc pas un salaire mais une indemnité, qui lui permet d’accomplir sa mission dans des conditions de vie décentes.

Bénévolat - Volontariat

Forum : dernier message

Aider les autres à l'étranger

Je voudrai aider les gens qui ont des problèmes à l'étranger.
Pouvez vous m'aider?

Bonjour,
 
Votre question demeure assez vague.
Il y a des métiers plus propices que d'autres à pouvoir être exercés dans la sphère du "Social", du "Paramédical" par exemple et qui peuvent s'exercer dans des pays en voie de développement.
 
Mais il y a aussi des temps que vous pouvez consacrer par exemple pour effectuer des "Chantiers de Jeunes bénévoles" ou encore faire un "Service volontaire Européen"
Nous vous conseillons de vous rendre dans le Bureau Information Jeunesse le plus proche pour vous documenter sur toutes ces suggestions.
 
Voir liste ci-après :
 
http://www.cidj.com/reseau-ij/france-metropolitaine?departement=42
 
A bientôt sur notre Forum.   

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