Commissaire-priseur

Commissaire priseur (Visuel) © Jacques Palut - Fotolia

"Adjugé, vendu !" Le commissaire-priseur met en vente des objets d’art ou des articles provenant de successions ou de saisies chez des particuliers ou des entreprises. Il opère dans une salle ou hôtel des ventes.

Description métier

Désormais, les ventes volontaires aux enchères publiques doivent être organisées et réalisées par des commissaires-priseurs exerçant au sein de sociétés commerciales. Dans ce cas, la vente est réalisée à la demande d’un particulier. Le commissaire-priseur bien qu’exerçant dans une société commerciale ne pratique pas le commerce : il n’achète pas pour revendre, il revend pour le compte d’un client : c’est un acte civil.

Le commissaire-priseur, en tant qu'officier ministériel, est le seul habilité à diriger des ventes judiciaires, c’est-à-dire d’objets saisis lors de faillites ou de redressements judiciaires.

Le commissaire-priseur procède aussi à l’expertise des meubles, bibelots ou des marchandises et des matériels mis en vente. Les ventes effectuées par les commissaires-priseurs concernent donc toutes sortes de biens hormis les biens immobiliers.

Grande connaissance de l’art, bon contact avec le public et sens de la mise en scène sont des qualités requises pour devenir un bon commissaire-priseur. Le travail de ce dernier commence généralement bien en amont de la vente. Lorsqu’il a en charge la vente des objets de valeur, en plus de l’estimation des biens, il peut être amené à organiser des expositions pour présenter ces objets (meubles, tableaux, argenterie).

Il se charge aussi de la constitution de catalogues. Les ventes prestigieuses font parfois oublier que dans l’immense majorité des cas, les ventes aux enchères peuvent ressembler à des vide-greniers ou dépôts-ventes faits de bric et de broc…

A Paris, les ventes se déroulent le plus souvent à l’hôtel Drouot. En région, les ventes se font à l’hôtel des ventes.

Études / Formation

Pour exercer la profession de commissaire-priseur, il faut être titulaire d’un diplôme universitaire en droit et en histoire de l’art. L’un des 2 doit être de niveau bac + 3 (licence), l’autre de niveau bac + 2. Ces diplômes permettent de se présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur dont les épreuves, écrites et orales sont d’ordre juridique et artistique.

Le succès à cet examen débouche sur un stage rémunéré de 2 ans. Les modalités de ce stage sont définies avec la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires (CNCPJ).

Pour effectuer des ventes judiciaires, il faut passer un examen d’aptitude spécial qui comporte 3 épreuves orales de 30 minutes sur la réglementation professionnelle, la pratique des ventes et le droit.
Les formations artistiques peuvent aussi s’acquérir à l’Ecole du Louvre ou dans des institutions privées (Icart, IESA, IDETH…).

Évolutions

Un commissaire-priseur peut devenir « officier ministériel ». Les nominations aux offices des commissaires-priseurs sont réalisées par le garde des Sceaux ministre de la Justice ou sur proposition d’une commission. Le futur commissaire-priseur judiciaire prête serment devant le tribunal de grande instance.

Salaires

Les revenus d’un commissaire-priseur dépendent du type de vente qu’il organise. La commission qu’il perçoit sur la vente d’un objet mis à prix est directement liée à la somme atteinte lors de l’adjudication. Le vendeur cède 7 % et l’acheteur 9 % du prix atteint.

Selon certaines enquêtes, la moyenne des revenus annuels des commissaires priseurs est de 56 000 € à 60 000 € par an.

Métier accessible

  • après le bac, avec une formation de 4 ans ou plus

Centres d'intérêts

  • Etre en contact avec du public, des clients

En savoir plus

Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires - CNCPJ
www.commissaires-priseurs.com

Conseil des ventes volontaires des meubles aux enchères publiques
www.conseildesventes.fr

Christian Michel

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